A la découverte des Saints Bretons.

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LANDERIBA
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L'église Saint-They du Vieux-Bourg de Lothey

Le 7 juillet, c’est la Saint They

Selon le récit plus ou moins légendaire de Dom Mars, saint They serait né en Armorique de parents illustres venus de Grande-Bretagne (une ancienne paroisse de la Cornouailles anglaise se dénommait Sant-Day) qui l’auraient confié pour son éducation à saint Guénolé.

Selon le cartulaire de Landévennec, Idunet, They et Ethbin auraient quitté l’abbaye de Landévennec pour remonter l’Aulne, le premier s’arrêtant à Châteaulin, y fondant le prieuré de Loc-Yonet ; saint They aurait remonté l’Aulne plus en amont, installant son ermitage à l’emplacement actuel du Vieux-Bourg de Lothey et Ethbin serait allé un peu plus loin, fondant Pleyben.

They aurait mené à cet endroit une vie de mortification, pratiquant les observances les plus austères, vêtu d’une simple tunique et d’une cagoule, mangeant pain bis et légumes, ne buvant que de l’eau d’une source proche et couchant sur la terre nue, se flagellant, etc. et fuyant le monde. Mais de nombreux disciples vinrent à lui, attirés par sa sainteté, transformant l’ermitage en lan (1).

Son culte s’est rapidement répandu à travers la Cornouaille (il était réputé avoir le pouvoir de guérir les rhumatismes)

1) Lan, Lann ou Lam est un mot breton signifiant « lieu consacré », d'où le sens d'établissement de la classe sacerdotale (« ermitage », « monastère » voire « église »), mais parfois seulement « lieu quelconque »1. Il peut aussi avoir le sens originel de « lande, endroit plan » qui est celui du proto-celtique *landā qui a également donné, entre autres, le gaulois landa (> lande), le vieux cornique lanherch « bois », le vieil irlandais land « terrain , enclos, lieu plan, espace libre » et le gallois moderne llan « village, paroisse ».


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Le 8 juillet c'est la saint Kilian

Killian

Ce serait une forme diminutive de l'irlandais ceallach, "lutte, contestation".

D'origine irlandaise, mais attesté en Bretagne sous les graphies Chillian dès 1163 et Killian en 1332, ce saint est un évêque missionnaire venu d'Irlande et l'un des premiers martyres à Wurzburg. Ses reliques étaient conservées à l'abbaye Sainte-Sauve de Montreuil-sur-Mer (62).

Kilian, Colman et Totnan

Les saints Kilian, Colman et Totnan sont des moines irlandais qui ont évangélisé la Franconie entre 680 et 689 et sont morts martyrs à Wurtzbourg en 689. Fête le 8 juillet.

Saint Kilian est né dans le comté de Cavan en Irlande, vers 640. En 686, il se rend à Rome où on pense qu'il a été sacré évêque missionnaire. Ses compagnons Colman et Totnan sont ordonnés respectivement prêtre et diacre. Le pape les charge d'évangéliser les Franconiens qui sont restés païens.

À Wurtzbourg, les missionnaires convertissent un grand nombre de gens dont le duc Gosbert qui doit, avant de recevoir le baptême, renoncer aux liens qui le lient avec sa belle-sœur Geilane. Cette femme en conçoit une telle rancune contre les Irlandais qu'elle profite d'une absence de Godbert pour organiser leur assassinat.

Au VIIIe siècle, c'est saint Burchard, évêque de Wurtzbourg, qui ordonne le transfert des reliques des trois martyrs dans sa cathédrale.


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Fontaine St Kirio à Trédrez-Locquémeau


Le 9 juillet, c’est la Saint Kirio

C’était un compagnon compagnon d’Efflam, prince irlandais du 5e siècle, marié à Enora, qui a pris la mer pour venir en Armorique avec ses disciples. On l’invoque pour la guérison de plaies et panaris, furoncles (la fontaine était autrefois pleine de clous). Il est honoré à Ploujean, à Plounérin et à Trédez.

La chapelle se trouve à Plounérin en bordure des prairies. Une fontaine toute proche s'y trouve également.

Le site se situe au sommet d'une colline sur laquelle se trouve un énorme rocher, une sorte de menhir inversé permettant au saint de se loger en dessous. Une échelle de fer permet de monter jusqu'à la croix devant laquelle un carré été matérialisé pour former un autel de plein air.
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Le 10 juillet c’est la Saint Pasker (Pasquier)

Saint et évêque de Nantes, il est le fondateur du monastère de Saint-Hermeland.

Il vécut au septième siècle, était un enfant de la ville de Nantes, ainsi que l’ont remarqué nos anciennes légendes du Bréviaire. Toutes brèves qu’elles sont, il est facile d’entrevoir, en les lisant, que le saint évêque fut spécialement cher à nos aïeux, comme appartenant à l’une des familles chrétiennes de la cité nantaise. Ses concitoyens l’avaient vu grandir sous leurs yeux, donnant d’admirables exemples de vertu, et se consacrant à toutes les bonnes œuvres. Il était, disent ces anciennes légendes que nous rappelions tout à l’heure, fort par la foi, patient par l’espérance, brûlant de zèle par la charité. Ses aumônes se répandaient sur les pauvres avec abondance ; la pureté de sa vie, sa mortification, sa douceur étaient merveilleuses. Fuyant le monde et tout ce qui tient au monde, il ne voulait rien avoir de commun avec lui. Ses vertus le firent choisir pour évêque, avec le suffrage unanime des Nantais. Saint Pasquier, malgré ses résistances, dut se soumettre à la volonté divine et accepter humblement la charge pastorale.

Aucun événement remarquable ne signala son épiscopat. Il fut le bon pasteur, tout entier appliqué au soin de son bercail, et pour le peindre, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire le texte même du Bréviaire : « Afin de ne pas encourir le reproche adressé au serviteur négligent, le saint évêque exerça une vigilante sollicitude sur le troupeau qui lui était confié et il travailla de toutes ses forces à faire fructifier le talent que le Seigneur lui avait donné. Il rendait à Dieu dans la personne des pauvres les richesses terrestres qu’il avait reçues de lui, ne songeant qu’à soulager les nécessités des indigents, des veuves et des orphelins. Il visitait les prisonniers, il consolait les malades par sa présence et par ses paroles, et donnait partout l’exemple des bonnes œuvres. Il marchait à la tête des brebis que le Sauveur avait remises entre ses mains et les nourrissait par la prédication de la parole sainte ».

La grande œuvre de l’épiscopat de saint Pasquier fut la fondation du monastère d’Aindre, par saint Ilermeland, qu’il envoya chercher à la célèbre abbaye de Fontenelle, dans le diocèse de Rouen. Le saint évêque, en procurant l’établissement d’un ordre religieux dans son diocèse, avait voulu mettre sous les yeux des fidèles l’exemple de la perfection évangélique et leur faciliter les moyens de la pratiquer. Excités par les paroles et les encouragements du pieux pontife, les Nantais se portèrent avec ardeur à cette fondation. Ils avaient confiance dans la bonté divine, dit le biographe de saint Hermeland, et ils espéraient que de saints religieux, en venant habiter parmi eux, attireraient par leurs prières les bénédictions de Dieu sur toute la contrée, lors même que leurs exemples ne devraient pas trouver de nombreux imitateurs. Il y a dans le récit du vieil historien un trait qui fait connaître saint Pasquier et l’affection dont ses diocésains l’entouraient. L’abbé de Fontenelle hésitait à accorder quelques-uns de ses religieux aux députés envoyés par l’évêque de Nantes ; il craignait que le nouveau monastère ne fût pas fondé dans des conditions de sécurité suffisante. Ne craignez rien, lui répondirent les députés de Nantes, vous pouvez avoir pleine confiance dans la bonté de Pasquier, notre père. Ce saint évêque mourut en paix, après une vie pleine de mérites et de bonnes œuvres, sans qu’on sache l’année précise de sa mort.


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Ancienne église Saint-Judoce à Saint-Judoce 22.

Le 11 juillet c’est la Saint Judog (Jude)

Jude est aussi appelé Thaddée pour le distinguer de Judas. Avec Simon, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l’occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l’universalité de l’amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène: «Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde?» (Jean 14.22). Jésus y répondra indirectement: «Si quelqu’un m’aime, il gardera mon commandement».

Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse.


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Le 12 juillet, c’est la Saint Menou (Saint Menulphe)

Saint Menulphe (ou Menoux, ou Menou, ou encore Menulphus) serait un fils d’un roi irlandais (ou peut-être anglais ou écossais, voire breton) du vie siècle. Il fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques, non reconnus officiellement par l’Église catholique. Quand il arriva à Quimper, il fut remarqué par saint Corentin avec qui il conversait en breton. Il lui succéda comme évêque de Quimper et c’est au retour d’un pèlerinage à Rome qu’il meurt non loin de Moulins : Saint Menoux-03210.

Son tombeau est aussi appelé le débredinoire (de “bredin” simple d’esprit en patois bourbonnais), car ce saint est réputé soigner les maux de tête et guérir les bredins.”

Ce saint breton n’est que peu honoré en Bretagne, sans doute parce qu’il est mort hors de Bretagne et que ses actions n’y sont pas connues. Quelques toponymes bretons toutefois y font référence : Pont-Menou (commune de Plestin-les-Grèves), le Vau-Meno (nom d’un quartier de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Kermeno (nom d’un manoir et d’une famille noble de Bignan (Morbihan) et peut-être Tréminou en Plomeur (Finistère). Il est possible que Saint-Nolff dans le Morbihan, ancienne paroisse du diocèse de Vannes, y fasse aussi référence, le nom latin de Ménulphe étant Menulphus. On le trouverait également à St Molf (44350), dans le pays de Guérande auquel cas ce serait Maidulphus ou plutôt Maiduldus Scotus, le fondateur irlandais du monastère de Malmesbury en Angleterre.

La localité du Bourbonnais qui porte son nom perpétue le souvenir de cet évêque de Quimper. Sa patrie était l'Irlande. Quand il arriva à Quimper, il fut remarqué par saint Corentin avec qui il conversait en breton. Il lui succéda comme évêque de Quimper et c'est au retour d'un pèlerinage à Rome qu'il meurt non loin de Moulins : Saint Menoux-03210.
Saint Menoux est enterré au prieuré de St Menoux en Bourbonnais (Allier).
Son tombeau est aussi appelé le débredinoire (de "bredin" simple d'esprit en patois bourbonnais), car ce saint est réputé soigner les maux de tête et guérir les bredins.
Dans le sarcophage contenant les restes de Saint-Menoux, vous trouverez un trou en demi-cercle dans lequel les « simples d’esprit » passent la tête afin de recouvrer leur santé mentale : chasser toute leur « bredinerie » ou traiter les maux de tête.


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Le 13 juillet, c’est la Saint Thuriau

Saint Thuriau est un évêque de Dol-de-Bretagne du VII ème siècle entre 733 et 749. Dénommé aussi Thuriau, Thuriaf, Thurian, Thurien, Thuriave, Thivisien, Thivisian, peut-être aussi Thivisiau , s’il ne fait pas partie des sept saints fondateurs bretons, saint Thuriau fait partie toutefois de la douzaine de saints bretons nationaux dont le culte est répandu dans l’ensemble de la Bretagne.

Né à Lanvollon en Bretagne, il fut d’abord berger. Un prêtre fit son instruction ce qui lui permit de devenir prêtre et d’être adopté par saint Samson, évêque de Dol auquel il succéda. De nombreuses localités portent son nom: Saint Thuriau, Saint-Thurial.

“Thuriau serait né vers 650 dans le Poutrécoët, sur les bords orientaux de la forêt de Brocéliande. Il entre au monastère de Dol. Tiernmaël, l’évêque-abbé, démissionne de ses fonctions en faveur de Thuriau.
L’évêché de Dol ayant beaucoup d’enclaves dans l’ancienne Domnonée, le long des côtes de la Manche, on s’explique que le culte de saint Thuriau se soit répandu en Bretagne. Dans le diocèse de Quimper, trois églises paroissiales lui sont dédiées: Landivisiau, Plogonnec et Saint-Thurien.


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L'église paroissiale dédiée à saint Hélen,

Le 14 juillet c’est la Saint Elen (Hélen)

Ellen était abbé de Lancarvan, au VIème siècle (venu d’Irlande avec Saint Samson). Benjamin Jollivet prétend que sous le règne de Clovis, une petite colonie irlandaise, composée de sept frères (Gébrien, Hélen, Pétran, Germain, Véran, Abran et Tressaint) et trois soeurs (Frande, Promptie et Possène) vint chercher asile sur le continent et débarqua à l’embouchure de la Rance.

Saint-Hélen est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Pleudihen. La paroisse de Saint-Hélen (S. Eleni) est mentionnée dès 1267 à travers un acte où est cité le seigneur de Coëtquen, fondateur de la paroisse et principal décimateur de la paroisse. L’église de Saint-Hélen (Sancto Eleno) est mentionnée en 1363 dans le testament de Philippe, dame de la Bellière (Anc. év. VI, 231). La paroisse appartient, sous l’Ancien Régime, au diocèse de Dol. Elle dépendait jadis de la subdélégation de Dol et ressortissait à Dinan. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Hélen dépendait du doyenné de Dinan. Saint-Hélen élit sa première municipalité au début de 1790.


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Le 15 juillet c’est la Saint Riwal

Riware ou Riwal serait un prêtre breton du vie siècle frère de Riwanon la mère de Saint Hervé. Il est le patron de la paroisse de Trelezan en Bégard ainsi que de Lanrivoare et Saint-Rivoal dans le Finistère.

Du fait de son nom il est cependant souvent assimilé à un personnage important, désigné comme fils de Deroch, duc de Domnonée, prince en Bretagne, possédant la Petite Bretagne au temps de Clotaire et de Childebert. « Roi » en Bretagne insulaire, il débarque en Armorique avec une imposante flotte, à peu près à la même époque que son cousin Fragan, père de Guenolé. Il aurait régné sur toute la partie côtière baignée par la Manche. Dans la « Vita » de Guenaël, il est le « roi d’une noblesse et d’une droiture fort remarquables, dont la conduite et la législation ont donné de l’éclat » à son royaume. La « Vita » de saint Mélar évoque un « Regula » à la source de la dynastie. Dans le Cartulaire de Landévennec il pourrait être le Rivelen Mar Marthou, et dans la Chronique de Saint-Brieuc le premier prince de Domnonée Riwall Meur Marzou – « Riwall aux grandes merveilles ». La « Vita » de saint Lunaire rapporte que « il y eut en Bretagne, de l’autre côté de la mer, un homme nommé Riwal qui, le premier, vint habiter dans notre province, de ce côté-ci de la mer, et qui fut le chef des Bretons des deux côtés de la mer ». Plusieurs érudits voient en lui Rivalon Mucmaczon, vainqueur des Barbares occupant le Léon, s’établissant au château de Brest vers 499 ou 511. Il aurait eu à combattre des pirates saxons du côté de Carantec et de l’Île Callot vers 515/520.

Riwall est par ailleurs présenté comme « le premier prêtre émigré sur le continent ». Ce titre est rarement attribué ; il l’est pour Riagat, proche de Fauste de Riez et de la famille royale de Vortigern. Le terme latin qui le désigne – « antistes », sous-entend un ecclésiastique porteur de pouvoir. Ce ne serait qu’après son arrivée en Armorique que se seraient établis monastères et évêchés. Les précédents évêques ou abbés ayant évangélisé la région étaient souvent désignés comme itinérants, venant des îles bretonnes sans être fixés sur le continent.

C’est Riwall que saint Brieuc aurait rencontré. Ayant guéri le prince, il aurait obtenu de lui les terres où il s’est établi avec sa communauté. Lui laissant sa résidence, Riwall se serait retiré près des ruines romaines de Vieille Etable (Hillion).

Riwall ou Riware, oncle maternel d’Hervé, apparaît dans les récits concernant les parents de celui-ci sous le nom de Riou Rigur. Le manoir de Lanrioul, à Plouzévédé, où accoucha Riwanon, fut « Lanna Rigurii ». L’ancienne chapelle voisine de Saint-Irvoal lui était dédiée, et Lanrivoaré rappelle le Riware cité dans le Missel de Saint-Vougay comme saint fondateur. Saint-Thégonnec s’est d’abord appelé Pleyber-Riwall ou Ploeyber Riual (vers 1330) à la suite du démembrement de la paroisse primitive de Ploe-Iber.

Saint Riware aurait donc été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait, été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes à Lanrivoaré dans le “cimetière des Saints”, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant. On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme de pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Riware (dit aussi saint Rivoaré), à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dénommé “cimetière des 7777 Saints martyrs”, mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 (c’est-à-dire 7847) auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854.

Le cimetière de Lanrivoaré contiendrait les restes de « sept mille sept cent sept sept vingt et sept saints qui, dit un dicton, « sont descendus de Kersaint (sur la côte) et tous sont allés à Lanrivoaré (à l’intérieur des terres)». Une tradition locale raconte que, tous convertis au christianisme, ils auraient été massacrés par des voisins restés païens.

Deux légendes tentent de répondre à la question de l’identité de ces victimes : l’une affirme qu’il s’agit des corps échoués des compagnes d’Ursule ; l’autre qu’il s’agit de la population massacrée lors d’un raid normand au xe siècle. La création du cimetière reste toutefois attribuée au prêtre saint Riware.


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Le 16 juillet c’est la Saint Ténénan


La vie de Ténénan est si mal connue qu’Albert le Grand pense qu’il a existé au moins trois saints Ténénan qui auraient été confondus : le premier, d’origine irlandaise (Hibernie à l’époque) aurait vécu au V ème siècle et aurait été un contemporain de saint Patrick, le saint patron de l’Irlande ; le second “Ténénan-Tinidor” ; et un troisième qui aurait vécu au temps des invasions normandes.

Ténénan ou Tinidor naquit dans l’île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) dans la paroisse de Vallis Æquorea ; il fut d’abord un brillant jeune homme fréquentant les nobles cours. Il serait en fait, selon Albert Le Grand, le fils de Tinidor (dont le nom lui serait donc à tort attribué) et le neveu de saint Jaoua.

Adolescent, il était si beau que la fille de la comtesse d’Arondel le voulait absolument pour époux. Mais, désireux de fuir les mondanités et ayant décidé « de garder sa virginité, se mist en prières, suppliant la divine Majesté de le rendre si laid et si difforme que personne plus n’en voudrait, promettant, de rechef, de garder chasteté perpétuelle, si Dieu luy faisoit cette faveur. Il fut exaucé, et, dans l’instant, toute la superficie de son corps fut couverte de lèpre, en sorte qu’il faisoit horreur à tous ceux qui le regardoient ».

Il entra alors au monastère dirigé par saint Carantec situé en Hibernie (Irlande actuelle) ; ce dernier le guérit de la lèpre en le plongeant dans un bain de sa préparation : « sa peau devint nette et blanche comme celle d’un petit enfant » et l’envoya prêcher en Armorique.

Un ange lui étant apparu, il lui dit qu’« il équipast un vaisseau (…) et s’embarquast dedans, passast la mer et tirast vers la Bretagne Armorique, pour y régir et gouverner un troupeau que l’heureux Paul Aurélien avait déjà gouverné ».

Sa barque aurait franchi le goulet de Brest, remonté l’Élorn et, à trois lieues environ de l’embouchure de ce fleuve, sur la rive droite, il aurait fondé vers 650, sous la protection du seigneur du lieu, un petit lann (situé en fait sur le territoire de l’actuelle commune de Plouédern) qu’on appela de son nom lann Tinidor, dont le nom est devenu Landerneau par la suite.

« Ce lieu était inconnu, jusqu’alors inaccessible aux hommes, inculte, tout entouré d’un épais rempart d’arbres et de halliers que la forêt de Beuzit, au milieu de laquelle il se trouvait, produisait en abondance. C’est dans la forêt de Beuzit que s’était déjà établi Conogan, un des compagnons de saint Pol, qui est à l’origine de la création de l’ancienne paroisse de Beuzit-Conogan qui fut supprimée en 1791 et dont le territoire fut partagé entre Landerneau et Saint-Thonan.

En face, de l’autre côté de l’Élorn (sur la rive gauche) s’étendait la forêt de Talamon, non moins fourrée et moins épaisse. Aujourd’hui encore ces deux forêts sont peuplées d’innombrables bêtes sauvages ». L’historien Arthur de La Borderie ajoute : « Il venait souvent se délasser, se retremper, dans son ermitage de l’Élorn, et l’on croit qu’il y mourut ».

Peu de temps avant l’arrivée de Ténénan en Bretagne, les Danois « peuple sauvage et idolâtre » avaient débarqué sur la côte du Léon, menant force raids et pillages. « En cet endroit du Léon où aborda saint Ténénan, il y avoit une grande forest qui aboutissoit à ce bras de mer qui va à Landerneau, dans lequel s’étaient retirés grand nombre de paysans de divers cantons, pour éviter la fureur des barbares et, y ayant amené leurs troupeaux et le plus beau et meilleur de leurs biens, et pour n’estre forcez (…) tenoient sentinelle et garnison dans le chasteau pour défendre la rivière et le chemin droit, entre lesquels il est situé. Quand la sentinelle du chasteau apperçeut le vaisseau de saint Ténénan, il cria à pleine voix “que le serviteur de Dieu, qui les devoit garantir des Barbares et délivrer de la peur et apprehension, arrivoit“. A ce cri, le capitaine du chasteau et toute la garnison se jetèrent sur les créneaux et guerites du donjon et, voyant le navire venir, à toutes voiles (…), firent retentir l’air, les rivages et toute la forest, d’un cry de joye. A ce cry, ceux qui estoient dans la forest s’enquirent du sujet de cette réjouissance, disans l’un à l’autre : «Merbet à joa a zeus ar Goard» (« ils mènent grande réjouissance à la Garnison ») et de là, ce chasteau fut nommé “Chasteau de la Joyeuse Garde” (en La Forest-Landerneau).

Par la suite, « voyant l’exercice de la religion catholique négligé parmy eux », saint Ténénan fit construire deux églises, « l’une vers le bas de la forest, non loin du chasteau, laquelle fut nommée Ilis gouëlet forest (“l’église de la forêt du bas”) à cause de sa situation qui était au fond de ladite forest et porte maintenant le titre et nom de saint Ténénan ; l’autre église fut édifiée à l’autre extrémité de la même forest et fut appelée Plou-bennec (Plabennec), dédiée en l’honneur de Dieu et de saint Pierre Apostre ». Saint Ténénan, « avec ses prestres et clercs » s’installa au lieu-dit Les-quelen, y fonda un ermitage fait de branches et de chaume ; petit à petit un village s’édifie, protégé des rôdeurs et des loups par une palissade. Il conseilla aux habitants de Plou-bennec (Plabennec) de construire une petite tour ronde près de leur église « pour y retirer l’argenterie et thrésor d’ycelle et les garantir des mains sacrilèges des Barbares, en cas qu’ils voulussent piller ladite église ». Effectivement, les Danois vinrent piller Plou-bennec, prirent l’église et assiégèrent la tour tout juste construite, tentant d’y mettre le feu, ainsi que le fort de Lesquelen, mais « les prières de Ténénan ne furent [pas] infructueuses » et les Danois se retirèrent1. On dit aussi qu’il aurait fait construire l’église de Carantec en l’honneur de son maître.

En 615, à la mort de saint Goulven, évêque de Léon, Ténénan est élu pour le remplacer et des députés vont à Ploubennec [Plabennec] lui apporter la nouvelle. Ténénan leur répondit « qu’il sentait ses épaules trop faibles pour supporter un fardeau si pesent », mais cédant à leurs suppliques, finit par accepter. Il fut consacré évêque en la cathédrale de Dol par saint Guennou.

Après avoir été évêque de Léon pendant quelques années, Ténénan décéda « en son manoir épicopal de Léon », probablement le 16 juillet 635 et fut enseveli dans sa cathédrale semble-t-il. Mais selon Dom Lobineau, il aurait été enseveli à Plabennec : « Les actes que nous avons suivi nous portent à croire que ce fut à Plabennec, où ses reliques ont été gardées quelque temps. Elles en auraient été ôtées pendant les guerres (on ne dit point lesquelles) et cachées dans l’étang de Melouet (…) ». Toujours selon Dom Lobineau, une seule relique du saint subsistait au début du xviiie siècle, dans l’église de Trégarantec, sous le nom de saint Ternoc.

Saint Ténénan est parfois confondu avec saint Arnoc et certains historiens pensent qu’il s’agit en fait du même saint

On retrouve sa trace :

dans l’évêché de Léon :
L’église Saint-Ténénan de La Forest-Landerneau.
L’église Saint-Thénénan de Plabennec (elle possède une statue de saint Ténénan)
Le nom de la commune de Saint-Thonan provient probablement de sait Ténénan
Il est honoré dans la paroisse de Lannilis
Sa statue se trouve sur le calvaire de l’église de Plourin (ainsi que celles de saint Pol et de saint Corentin)
Il est honoré dans la paroisse de Trégarantec
À Roscoff, il est l’éventuel patron de la chapelle Saint-Strignon (anciennement Saint-Ninian ou Saint-Ninien)
dans l’évêché de Cornouaille:
Plouguernével : chapelle Saint-Théran ou Saint-Tenant (aujourd’hui disparue)
Languidic : le lec’h de Saint-Eléran est en fait un mégalithe dont le nom a été christianisé. Une abbesse de l’abbaye Notre-Dame-de-la-Joie d’Hennebont acquiert en 1451 “la terre de Saint-Éléran” en Languidic10.
dans l’évêché de Tréguier :
L’église Saint-Ténénan de Guerlesquin (Finistère)


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Le 17 juillet c’est la Saint Hélier (Elier)

Hélier (en Latin, Helerius) est un moine du vie siècle originaire de Tongres en Belgique qui devint ermite à Jersey et donna son nom à Saint-Hélier, principale paroisse de l’île.

Ayant quitté son pays natal, Hélier est arrivé au monastère de saint Marcoulf à Nanteuil. Marcoulf l’a envoyé avec un compagnon, Romard, à l’île de Jersey dont les habitants de Jersey demandaient de l’aide contre les attaques de pirates. Une fois arrivé à Jersey, Hélier s’est installé sur un rocher dans la baie de Saint-Aubin d’où il voyait les voiles des navires des pirates au loin et pouvait signaler aux habitants de se sauver.

Après treize ans de prières et de miracles, les pirates se sont emparés de l’ermite et l’ont décapité. Selon la légende, le saint a pris sa tête dans ses mains et les pirates terrorisés se sont enfuis. Son compagnon Romard aurait retrouvé le corps du saint et l’aurait transporté à Bréville-sur-Mer (Manche). Les reliques du saint ont été gardées à Beaubec-la-Rosière jusqu’à la destruction de l’abbaye pendant la Révolution française.

Une fontaine de saint Hélier réputée guérisseuse se trouve à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine).


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Fontaine à Landivisiau (Finistère).

Le 18 juillet c’est la Saint Thivisiau

Saint Thivisiau serait aussi connu sous le nom de saint Gwisiau. Il fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques non reconnus officiellement par l’église catholique, dont on connait très peu de détails (certains l’assimilent à St Thuriau)

Il existe à Landivisiau (Finistère), une fontaine Saint-Thivisiau. Le nom même de Landivisiau signifie en breton l’église de saint Thivisiau. Le pardon de saint Thivisiau a lieu le 2ème dimanche d’octobre.

Dans la chapelle Saint-Visias (ou Saint-Vizias) de Guiclan, qui date du XVème siècle, une statue de saint Thivisiau, représenté en évêque, existe. Saint Visias (dit aussi saint Vizien ou saint Bizien) pourrait d’ailleurs très bien être une autre appellation de saint Thivisiau, le The de Thivisiau étant un préfixe superlatif signifiant chef. Le fait que le pardon de cette chapelle a lieu le même jour que celui de saint Thivisiau à Landivisiau renforce cette hypothèse.


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Dans une autre vie, je suis allé livrer du matos pour l'Aéronasale à la BAN de Landivisiau.
En ouvrant les portes du Transall, asphyxié par l'odeur du lisier de cochon.
Quelques temps plus tard, même manip à Lanbihoué et même punition.
La Bretagne c'est très très beau ! Mais bon, ça poque un peu :mrgreen: À moins qu'il y est eu du changement car ça remonte aux années 88 =>env 99.
Je n'ai pas retrouvé ces humeurs dans le golfe du Morbihan il y a 6 ans.
Fin de la parenthèse Bretonne
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Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve
(peut-être Antoine de Saint-Exupéry)
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L'épandage du lisier a été réglementé, il y a des dates où c'est interdit, (actuellement because vacances) et quelques fois dans les dates autorisées, il fait un temps de chien, et malgré la pluie et les fossés pleins, épandage. Une autre modification dans l'épandage, il est interdit le pulvériser en l'air au Q de la tonne à lisier, maintenant ce sont des tuyaux qui pendouillent jusqu'au sol, voir des petites spatules multiples, donc plus d'aérosol, certaines tonnes sont équipée de dents qui enfouissent immédiatement le lisier !!
Puis le bon air de la campagne n'a jamais fait de mal, alors qu'en ville ........... :mrgreen:

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LANDERIBA a écrit : mar. 18 juil. 2023 14:47 :hello:
Puis le bon air de la campagne n'a jamais fait de mal, alors qu'en ville ........... :mrgreen:

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Cépafô ! J'en suis, mais viticole. Là où il ne pousse que des cailloux, et seulement quand il pleut. Il n'y a pas plu (digne de ce nom) depuis quelques années.
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Église de St Maden

Le 19 juillet c’est la Saint Maden

Saint Maden est un saint plus ou moins mythique de l’Armorique, qui fut le compagnon privilégié de saint Goulven. Maden (ou Madenus), « jeune homme fort vertueux , fut le serviteur de Goulven dans son ermitage de Goulven. C’est lui par exemple qui transporta la terre se changeant en or, épisode raconté par Albert Le Grand. Il donne son nom à une commune des Côtes d’Armor.

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Le 20 juillet c’est la Sainte Marc’harid (Marguerite d’Antioche)


Marguerite d’Antioche ou Marine d’Antioche ou sainte Marguerite est une vierge martyre du début du IVème siècle (vers 305), fêtée le 30 juillet par les orthodoxes et le 20 juillet par les catholiques. Elle est invoquée pour une délivrance, en particulier pour les femmes enceintes parce que la légende raconte qu’elle est sortie indemne du ventre du dragon qui l’avait engloutie. À Paris, elle était vénérée dans l’église Saint-Germain-des-Prés près de laquelle la rue du Dragon garde le souvenir d’une enseigne à sa mémoire.

En Bretagne, on retrouve une statue logée dans une niche de marbre rose, sur l’une des faces du tombeau de François II et de Marguerite de Foix, dans la cathédrale de Nantes.


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Chapelle Ste Tréphine de St Aignan.

Le 21 juillet c’est la Sainte Trifin (Tréphine)

Sainte Tréphine (ou Trifine, Tryphine, Triphine) est un personnage semi-légendaire du vie siècle dont la vie a souvent été considérée à l’origine du conte de Barbe Bleue. Cette sainte, martyre céphalophore, est mentionnée la première fois au XIe siècle par le moine Vitalis de l’abbaye Saint-Gildas de Rhuys dans son ouvrage "Vie de Saint Gildas". En Bretagne, elle est vénérée comme une sainte patronne des enfants malades et de ceux qui arrivent après terme. La légende de Sainte Tréphine nous provient certainement d’un personnage historique qui épousa vers 550 Conomor, un dirigeant de la Bretagne médiévale.

Vers l’an 550, sur les conseils de saint Gildas et pour éviter un conflit, Waroch 1er, roi du Bro Waroch et comte de Vannes, accepte de donner sa fille en mariage au comte Conomor du Poher, roi de Domnonée. Par ses multiples mariages, ce dernier cherche à agrandir ses fiefs. Mais une prophétie l’a averti qu’il sera occis par son fils, si bien qu’il décapite systématiquement ses femmes dès qu’elles sont enceintes. Tréphine, sa quatrième épouse, doit subir le même sort lorsqu’elle sait qu’elle attend un enfant. Elle parvient à s’échapper grâce à l’aide magique des épouses défuntes. Dans la forêt, elle donne naissance à son fils, le futur saint Trémeur. Elle réussit à cacher son nouveau-né avant que son mari ne la rattrape. Fou de rage, Conomor la retrouve et lui tranche le cou. Avertis par ses serviteurs, Warock et sa femme récupèrent le corps martyrisé de leur fille et se rendent à l’ermitage de Saint-Gildas à Bieuzy pour lui rappeler, non sans amertume, que c’est lui qui était à l’origine de ce mariage. Pour se faire pardonner, Saint Gildas se rend alors au château de l’Hermine à Vannes où le corps de Tréphine repose sur son lit ; il replace la tête de la sainte sur ses épaules et la ressuscite. Elle fait bâtir un couvent de Vannes où elle finit sa vie.

Dans d’autres versions de la légende, après la mort de Tréphine, Conomor retrouve son fils et le tue, d’autres encore disent que Conomor fut tué dans son château qui s’est miraculeusement écrasé sur lui.

On retrouve trace de son culte dans plusieurs communes bretonnes :
Chapelle Saint-Trémeur (en Cléden-Cap-Sizun), retable et statue de sainte Tréphine.

Tréphine, ainsi que son fils Trémeur furent élevés en saints martyrs. Sainte Tréphine est fêtée le 21 juillet et son fils saint Trémeur le 8 novembre.

Une paroisse, désormais commune des Côtes-d’Armor, porte son nom : Sainte-Tréphine, qui possède aussi une chapelle Saint-Trémeur.

Le pont Triffen à Landeleau porte son nom.

Elle est la patronne de la chapelle de Trébalay en Bannalec et de la chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy.

Une chapelle et un pardon lui sont dédiés dans la commune de Saint-Aignan, à la limite entre les Côtes-d’Armor et le Morbihan. Près de la chapelle on trouve un monticule de cailloux, qui seraient selon la légende locale, les restes du château de Conomor.


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Chapelle Sainte Madeleine de Penmarc’h.

Le 22 juillet c’est la Sainte Madalen (Marie Madeleine)

Marie Madeleine, ou Marie de Magdala, appelée aussi Marie la Magdaléenne (Μαρία ἡ Μαγδαληνή) dans les Évangiles, est une disciple de Jésus qui le suit jusqu’à ses derniers jours, assiste à sa Résurrection et qui a donné naissance à une importante figure du christianisme.

Elle est citée au moins douze fois dans les quatre Évangiles canoniques, plus que la plupart des apôtres. L’Évangile selon Jean, écrit au plus tôt vers 80, en fait la première personne à avoir vu Jésus après sa Résurrection, chargée d’avertir les apôtres. Ce motif est repris dans une fin probablement ajoutée au IVe siècle à l’Évangile selon Marc.

L’Église de Rome considère, à partir de Grégoire Ier au VIe siècle, que Marie de Magdala ne fait qu’une avec Marie de Béthanie ainsi qu’avec la pécheresse qui oint le Christ de parfum.

Construite du XIIe au XVIe siècles sur le site d’une ancienne léproserie, la chapelle Sainte Madeleine de Penmarc’h est d’abord placée sous le vocable de saint Étienne (une fontaine située à 700 mètres de la chapelle en direction du nord-ouest porte encore son nom), avant d’être dédiée à sainte Marie-Madeleine à l’occasion de son agrandissement au XVIe siècle1. On peut lire sur un mur de la partie ouest, qui correspond à la chapelle initiale, la date de 1416. Au XVIe siècle on adjoignit à la chapelle d’origine la partie est où les colonnes sont de style gothique avec des arcs en plein cintre sans chapiteaux. Le clocher fut déplacé vers le pignon ouest de la chapelle, désormais dédiée à sainte Marie-Madeleine, protectrice des lépreux. La chapelle contient une statue de saint Lazare, ce qui renforce l’idée que La Madeleine était par le passé une léproserie. Des trous situés dans l’arc central de la chapelle laissent supposer l’existence d’une grille qui permettait de séparer le prêtre des lépreux.


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Le 23 juillet c’est la Sainte Sève (Sev)

Sève, appelée aussi Sev, Sewa, Loève, Loaven (breton), Sewo (gallois), mais aussi Santsegne (xie siècle), Sentseguot (1128), sainte Scevat (1598) est une sainte semi-légendaire du vie siècle. On sait très peu de choses sur cette sainte fêtée le 23 juillet non reconnue par l’Église de Rome.

Fille de Hoël Ier, roi de Domnonée (les 2 Bretagne) et de sainte Koupaia (Pompée), sœur de saint Tugdual, évêque, l’un des sept fondateurs de la Bretagne christianisée (Le Tro Breiz), sœur de saint Lunaire (Léonor) et de Hoël II.

Le frère Albert le Grand, de Morlaix (1637) raconte que son saint frère Tugdual parcourant l’Armorique avec ses disciples, reçut au cours de ses prêches, en dons, plusieurs terres (appelées paroisses dans les textes), où il installa des monastères. Sur le domaine de l’actuel village de Sainte-Sève, près de Morlaix, il fonda une abbaye pour sa sœur, vers 530, aujourd’hui disparue.

Sainte Sève est la patronne des paroisses de Sainte-Sève et de Langoat.
La commune de Sainte Sève est située à proximité (3kms) de la ville de Morlaix.
Elle est la patronne des paroisses de Sainte Sève et Langoat. Elle a donné son nom à l’île de Loaven où est inhumée dans sa chapelle Sainte Elibouhan aussi mystérieuse qu’elle.


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Le 24 juillet c’est la St Gwengalon

De gwenn, “béni, sacré”, et -galon, adouci de kalon, “coeur”. Il fût le compagnon de Konion à l’abbaye Saint-Sauveur de Redon (35), c’est donc un saint du IXe siècle. La commune de Vildé-Guingalan (Gwilde-Gwengalon) fait partie du canton de Plélan-le-Petit. Vildé-Guingalan dépend de l’arrondissement de Dinan, du département des Côtes d’Armor (Bretagne).

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Le 25 juillet c’est la Saint Kristof

Christophe de Lycie, plus connu comme saint Christophe, est un saint du catholicisme ; il est considéré comme le patron des voyageurs.

Christophe dérive des mots grecs Khristos (Christ) et phorein (porter), c’est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l’enfant Jésus à traverser une rivière. Encore au XVIe siècle, avant le concile de Trente, il passait pour mettre à l’abri des maladies quiconque voyait sa statue. C’est d’ailleurs pour cette vertu que l’on voit son portrait sur les murs extérieurs de certaines églises à l’appui du traditionnel dicton « Regarde Christophe et va-t-en rassuré ».


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Bonne fête "patron" !!! :ange:
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Hello !

Cette fête a été déplacée au 21 août :pleur4:

La place a été reprise par Saint Jacques le Majeur, fêté le 25 juillet, est le premier apôtre martyr (Ac. 12, 1-2)

:orc1:
"Parfois détruire, souvent construire, mais toujours servir."Image
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Basilique Ste Anne d'Auray

Le 26 juillet c’est la Sainte Anna (Anne)

Sainte Anne est l'épouse de saint Joachim, mère de la sainte Vierge Marie, aïeule de Jésus le rédempteur. Elle est une juive ayant vécu à Séphoris près de Nazareth en Galilée puis à Jérusalem en Judée.

La Bible ne nous apprend rien sur les parents de la Vierge Marie. Le plus ancien document qui en parle est le « Protévangile de Jacques » apocryphe qui nous transmet une tradition judéenne remontant à la première moitié du second siècle.

Le culte de sainte Anne a grandi en Orient d'abord, dans le rayonnement de celui de la Vierge Marie, spécialement dans le mystère de sa Conception Immaculée, de sa Nativité et de sa présentation au Temple.

Le 26 juillet marque sans doute l'anniversaire de la dédicace d'une basilique à Constantinople élevée en l'honneur de sainte Anne au 6ème siècle. Les Franciscains l'ont inscrite à leur calendrier le 26 juillet 1263.

A travers le monde, sainte Anne est vénérée et priée dans un nombre important de lieux de culte, basiliques, églises et chapelles. Entre autres à Rome, dans l'église paroissiale Sainte-Anne du Vatican, à Jérusalem, dans la basilique Sainte-Anne de Beaupré au Québec, au Congo, dans l'église Sainte-Anne de Brazzaville, en Asie, en Birmanie et à Ceylan.

En France, le premier sanctuaire dédié à sainte Anne fut l'ancienne cathédrale d'Apt en Vaucluse, au 11ème siècle.

En Bretagne, le culte de sainte Anne, et notoirement en ce pays d'Auray, est lié historiquement à la première évangélisation de l'Armorique, aux 7ème et 8ème siècles. Selon certaines hypothèses, "Ana" était le nom d'une divinité celtique vénérée auparavant dans ces régions, ce qui aurait, semble-t-il favorisé l'extension du culte de la Mère de Marie.

Le diocèse de Vannes fête sainte Anne au moins depuis le début du 15ème siècle. Le Pape Grégoire XIII a étendu cette fête à toute l’Église latine en 1584.

Sainte Anne est donc devenue patronne de la Bretagne. Presque toutes les églises bretonnes ont leurs statues de sainte Anne et bon nombre de chapelles, de villages et de lieux-dits sont placés sous son vocable. Les Bretons, au fil des siècles, ont instaurés de nombreux pardons (pèlerinages) dont le plus important est celui de Sainte-Anne-d'Auray.


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Le 27 juillet, c’est la Saint Brewen

Si deux communes de Loire-Atlantique portent ce nom ( Saint-Brevin-les-Pins et Saint-Brévin-L’Océan elle-même commune de Saint-Brevin-les-Pins ), une église porte également ce nom à Berné dans le Morbihan (56).
Ce prénom aurait pu nous parvenir d’outre-manche et plus précisément du Kent en la personne de sanctus Bregvinus, un archevêque de Cantorbéry ou Canterbury mort en 761

Le culte de ce saint a été apporté par des moines de Cantorbéry qui vinrent évangéliser le pays de Retz entre le IX et XIème siècle. Ils y édifièrent une église en son honneur.


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Fontaine Saint-Samson – Dol de Bretagne

Le 28 juillet, c’est la Saint Samzun (Samson de Dol)

Saint Samson de Dol, né vers 495 dans la Glamorgan et mort à Dol-de-Bretagne vers 565, est l’un des nombreux saints bretons que les traditions font venir des pays celtiques d’outre-Manche. Il est l’un des sept saints fondateurs de Bretagne. La ville de Dol est une étape du pèlerinage médiéval des sept saints de Bretagne continentale appelé Tro Breizh (Tour de Bretagne).

Il a fondé l’abbaye de Dol et il est le patron du diocèse dont celle-ci devint le chef-lieu à l’époque carolingienne. La souscription aux Actes du troisième concile de Paris (vers 560-563) d’un episcopus Samsonus, bien qu’aucun siège ne lui soit attribué, semble attester de l’historicité de Samson de Dol.

Il serait né dans la région du Glamorgan actuel (Sud-Ouest du pays de Galles). Selon sa Vita, Amon et Anna, ses parents, avaient longtemps attendu d’avoir un enfant. Pour le consacrer à Dieu, ils l’envoyèrent au monastère de Llaniltud Fawr, aujourd’hui Llantwit Major (près de Cardiff). Il y fut l’élève de saint Ildut qui a aussi laissé son nom à Lanildut (au nord-ouest de Brest) et aurait été un compagnon d’études de Paul Aurélien. Selon des traditions plus tardives, Samson se serait fait remarquer par sa capacité à commander aux oiseaux destructeurs de récolte. Il convertit ses parents à la vie monastique et accéda à la tête du monastère d’Ynys Bŷr’ (aujourd’hui « abbaye de Caldey ») à la suite de la mort accidentelle de l’abbé Piron (Pyro).

Après un séjour en Irlande, il fut consacré évêque par saint Dubrice et émigra vers les Cornouailles où il s’installa à Golant, dans une caverne dont il avait chassé un serpent.

Il franchit ensuite la Manche en direction de la Bretagne continentale où il s’établit d’abord à Plougasnou dans un petit hameau qui porte encore le nom de Saint-Samson et non loin duquel il fonda le monastère de Lanmeur ; puis il s’établit à Dol (aujourd’hui Dol-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine). Il s’entremit alors dans une crise politique entre le roi franc Childebert Ier (511-558) et le chef breton Judual qu’il contribua à rétablir dans ses droits sur la Domnonée. La donation par le roi Mérovingien du monastère de Pentale (Saint-Samson-de-la-Roque) paracheva la mise en place par Samson, de part et d’autre de la Manche, d’un réseau monastique contrôlé par sa famille.

Au IXe siècle, à la suite d’une querelle entre le pouvoir politique breton et les évêques francs placés à la tête des évêchés de Bretagne, Nominoë remplaça ceux-ci par des évêques bretons. La résistance des évêques francs soutenus par leur archevêque de Tours mena les rois bretons à soustraire à celui-ci l’obédience de ces évêchés au profit de Dol, érigé pour l’occasion en archevêché. Jusqu’à la fin du XIIe siècle, Dol a tenu la dignité archiépiscopale ayant autorité sur la plupart des autres évêchés bretons, malgré les contestations de l’archevêque de Tours et la résistance des évêques du sud de la péninsule : le pape Grégoire VII et ses successeurs accordèrent « provisoirement » le pallium et le titre d’archevêque à Dol. Après quelques hésitations, Adrien IV finit par relever Hugues de Dol de l’obéissance à Tours et par lui donner pallium et titre d’archevêque. Dol, comme toute la Bretagne, étant tombée dans les mains d’Henri II Plantagenêt, les rois de France soutinrent avec véhémence la prééminence de Tours. Et, en 1199, Philippe Auguste obtint du pape Innocent III — qui reprit toutes les pièces depuis l’origine du différend — un jugement définitif et sans appel en faveur de Tours. Les évêques bretons durent s’y soumettre en 1201.

L’évêché de Dol avait comme — relative — particularité d’avoir un territoire très restreint autour du siège épiscopal et d’avoir juridiction sur de nombreuses enclaves réparties dans les autres diocèses bretons ainsi qu’en Normandie dans le Marais-Vernier dont quatre paroisses dépendirent de Dol jusqu’en 1791.

Le tombeau de saint Samson se trouve dans la cathédrale du même nom à Dol-de-Bretagne. Saint Samson a donné son nom à Saint-Samson-sur-Rance, près de Dinan et un hameau de Plougasnou porte son nom, ainsi que la chapelle qui s’y trouve. Une chapelle porte son nom à Landunvez (Finistère) ainsi qu’à Pleumeur-Bodou (Côtes d’Armor). Son culte s’est diffusé hors de Bretagne, notamment à Jersey et à Guernesey (Saint-Samson), ainsi qu’en Normandie, à Saint-Samson-sur-Risle (Saint-Samson-de-la-Roque), dans le département de l’Eure actuel. L’église du bourg de La Roche-Guyon (Val-d’Oise) lui est dédiée ; une légende locale dit qu’il y aurait pris femme avant de se faire moine. Il fut canonisé pour avoir délivré une femme possédée du démon. L’église de la ville de Clermont et celle du village de Saint-Samson-la-Poterie (Oise) lui sont dédiées.

On trouve son nom dans Tristan et Iseult, dont un épisode se déroule en la paroisse Saint-Samson.

Les Bretons fuyant les Vikings importèrent le culte de ce saint ; ses reliques furent déposées en 930 dans le monastère de Saint-Symphorien d’Orléans, qui devint abbaye puis prieuré de Saint-Samson. Acta Sanctorum, juillet, VI, 568. Fête : 28 juillet. Une cuve baptismale se trouve à Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine) au lieu-dit L’Île Saint-Samson (accès par la route départementale qui va de Pontorson à Sougéal). Ce lieu-dit est sur le chemin allant du Mont-Saint-Michel à Saint-Jacques-de-Compostelle.


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Vallée des saints

Le 29 juillet, c’est la St Gwilherm (Guillaume)

Guillaume Pinchon est ordonné prêtre à Saint-Brieuc et devient chanoine de Saint-Gatien de Tours. Élevé en 1220 sur le siège épiscopal de Saint-Brieuc. Il vend ses biens en 1225 pendant une famine, défend au péril de sa vie la cause de l’Église contre les prétentions de Pierre Mauclerc qu’il excommunie en 1226 car celui-ci voulait déposséder le clergé.

Pour se soustraire à la persécution, Guillaume Pinchon cherche asile à Poitiers. Il y remplit les fonctions de coadjuteur de l’évêque diocésain, qui était infirme. Revenu dans son diocèse en 1230, il s’y applique à la restauration de la cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc et au soulagement des misères de son peuple chrétien.

Il meurt en odeur de sainteté le 29 juillet 1234, suivant le P. du Paz, la Chronique bretonne, le propre de Saint-Brieuc, les Annales briochines, Pierre Le Baud, dom Lobineau, dom Morice et Butler, dont l’opinion doit prévaloir à cet égard sur celle d’Albert Le Grand, de Bertrand d’Argentré et des Bollandistes, qui fixent sa mort en 1237.

Il est le premier saint breton à être canonisé, dès 1247. Le second sera saint Yves, le patron de la Bretagne, canonisé en 1347.


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Le 30 juillet, c’est la St Genevé

Genevé succéda à saint Turio à l’évêché de Dol au 7ème siècle. Comme pour Saint-Diboan, Genevé est invoqué à la vie à la mort, “tu pe tu” (d’un côté ou de l’autre, en breton). Lorsque quelqu’un est malade, on demande au saint d’intervenir, mais si le saint n’en a pas le pouvoir – ou si l’heure du trépas est venue, il le laisse aller.

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Le 31 juillet, c’est la Saint Jermen (Germain d’Auxerre)

Germain d’Auxerre ou Germain l’Auxerrois, né vers 380 à Appoigny près d’Auxerre dans l’Yonne et mort le 31 juillet 448 à Ravenne en Italie, est un fonctionnaire de l’Empire romain et un religieux gaulois de l’Antiquité tardive, devenu 6e évêque d’Auxerre en 418.

C’est un saint chrétien, le plus célèbre des saints Germain, reconnu pour avoir été l’évangélisateur de l’Auxerrois et de la Bretagne insulaire.

Il lutte contre le pélagianisme, notamment en Bretagne insulaire où il fait deux voyages à 16 ans d’intervalle (430 et 448). C’est lors de son premier trajet vers la Bretagne, accompagné par saint Loup, évêque de Troyes, qu’il rencontre une petite fille âgée de dix ans, qu’il consacre à Dieu et qui deviendra sainte Geneviève. Dix-sept ans plus tard, il la revoit à Lutèce, lors de son second voyage de Bretagne. « Comme Germain, elle choisit l’Église et l’empire. Ce calcul politique la conduisit à soutenir les Francs païens, à favoriser leur expansion, et à les inciter à se convertir au catholicisme… Ce fut le triomphe posthume de Germain : Geneviève, sa fille spirituelle, permit la construction d’un royaume à la fois chrétien et romain, qui donna naissance à la France ».
Il est accompagné pour le deuxième voyage par saint Sévère, 14e évêque de Trèves et disciple de Hilaire archevêque d’Arles. Ils sont accueillis par Elaf. Alors que Germain rentre de cette expédition, sa dernière en Bretagne, il reçoit une délégation des villes d’Armorique. Leur peuple avait participé à une rébellion contre Valentinien III et recevait de la part d’Aetius le même traitement que les bagaudes. Les temps et l’Empire romain sont troublés et instables. Aetius, généralissime de l’Empire romain depuis 429 et consul pour la 3e fois en 446, doit faire face à de multiples pressions. Il a délocalisé les Alains du Rhin, vaincus quelques années avant, vers Orléans avec mission pour eux de contrôler (d’attaquer) les bandes bagaudes de la région, particulièrement virulentes à cette époque. Lors de la révolte armoricaine il ordonne au roi des Alains de la Loire d’attaquer l’Armorique. Germain négocie une paix, que le roi des Allains accepte à condition que le traité de paix soit ratifié par Aetius. Germain se met donc en route pour Ravenne, où se trouve Aetius puis y trouve la mort.


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Le 1er août c'est la St Pergat.

Saint Pergat ou Pergad ou Pergobat ou Bergat fut quelques jours au VIe siècle évêque de Tréguier concurremment à saint Ruelin avant de se retirer comme ermite à Pouldouran. Il fait partie des nombreux saints bretons de l'ancienne Armorique non reconnus officiellement par l'Église catholique.

Pergat est né dans une famille noble et riche vers 548 et aurait immigré depuis l'île de Bretagne en compagnie de saint Tugdual vers le milieu du VIe siècle, s'installant probablement au Yaudet près de Lannion. Élève de saint Tugdual, bon orateur, il devint chanoine et archidiacre de Lexobie. À la mort de saint Tugdual, il conteste l'élection colle évêque de Ruelin et, appuyé par une partie du peuple et du clergé, se fait élire aussi. Pour régler ce schisme, un synode est convoqué à Lexobie, marqué par une apparition de saint Tugdual qui menace Pergat d'un terrible et rapide châtiment s'il ne se désiste pas1.

Pergat se met à genoux, demande pardon et se retire à Pouldouran, paroisse dont il est toujours le saint patron et où une fontaine portant son nom existe ; il finit ses jours en faisant pénitence comme ermite à Ty-Bergat.

Il mourut vers 620 et sa fête se célèbre chaque premier dimanche d'août.

Ses traces dans la Bretagne actuelle

l'église paroissiale Saint-Bergat à Pouldouran (Côtes-d'Armor).
un "menhir de Pergat" existe à Louargat (Côtes-d'Armor) : le lien avec saint Pergat, s'il existe, est inconnu.

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La Fontaine Saint-Uniac

Le 2 août, c’est la Saint Uniac (Unieg)

Saint Uniac ou Winiau, ou Winniau, est un saint irlandais né au VIe siècle en Irlande et mort au VIe siècle en Bretagne, où il est fêté le 2 août ou le 4 août.

Compagnon de saint Samson avec lequel il débarque en 548 à Saint-Guinoux en Bretagne, Saint Uniac devient un des religieux les plus fervents du monastère de Dol et le collaborateur de saint Méen, avant de se rendre à Saint-Uniac où il fonde un prieuré qui sera donné à l’abbaye de Saint-Méen . Il fit jaillir une source selon la légende pour soulager les habitants autour de son monastère qui souffraient de la sécheresse, dont l’eau à la réputation d’être intarissable et de guérir les malades atteints d’infections de la peau. Une niche surmontant cette source abrite une statue en bois représentant le saint. Au XIIe siècle, de grandes processions y étaient organisées le 2 août, jour de sa fête, jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Tout comme saint Méen son supérieur, il est invoqué pour guérir les maladies de peau.


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Le 3 août, c’est la St Pergad

Saint Pergat ou Pergad ou Pergobat ou Bergat fut quelques jours au VIe siècle évêque de Tréguier concurremment à saint Ruelin avant de se retirer comme ermite à Pouldouran. Il fait partie des nombreux saints bretons de l’ancienne Armorique non reconnus officiellement par l’Église catholique.

Pergat est né dans une famille noble et riche vers 548 et aurait immigré depuis l’île de Bretagne en compagnie de saint Tugdual vers le milieu du vie siècle, s’installant probablement au Yaudet près de Lannion. Élève de saint Tugdual, bon orateur, il devint chanoine et archidiacre de Lexobie. À la mort de saint Tugdual, il conteste l’élection colle évêque de Ruelin et, appuyé par une partie du peuple et du clergé, se fait élire aussi. Pour régler ce schisme, un synode est convoqué à Lexobie, marqué par une apparition de saint Tugdual qui menace Pergat d’un terrible et rapide châtiment s’il ne se désiste pas.

Pergat se met à genoux, demande pardon et se retire à Pouldouran, paroisse dont il est toujours le saint patron et où une fontaine portant son nom existe ; il finit ses jours en faisant pénitence comme ermite à Ty-Bergat.

Il mourut vers 620


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Eglise Ste Eurgain et St Peter.

Le 4 août c’est la Ste Aourgen

Aourgen était la fille du roi Caradoc au Pays de Galles au 6e siècle. Etymologie : Aourken, Ourken (en 872), Orguen (13e siècle) est composé de aour “or” et de ken “beauté”.

Sainte Eigen, Eurgen, Eurgain ou Eurgan était la première femme chrétienne légendaire, et peut-être historique, parmi les Bretons. Son nom a été associé de manière douteuse à deux églises galloises et se trouve dans des manuscrits de la collection de Iolo Morganwg, ce qui rend les preuves historiques de son existence douteuses et limitées.

Eigen est mentionnée comme la fille de Caratacus dans le Manuscrit de l’Histoire de Dunraven, un manuscrit donnant la généalogie de Taliesin provenant de la collection de Thomas Hopkin de Coychurch, un de la collection Havod Uchtryd et dans un extrait qu’il prétend avoir copié du Long Livre de Thomas Truman. Cette référence se trouve également dans les archives familiales de Iestyn ab Gwrgant, où il est dit d’elle : “Elle vivait à la fin du premier siècle, et était mariée à Sarllog, qui était un seigneur de Caer Sarllog, ou l’actuel Old Sarum”. Dans ce manuscrit, il est dit qu’Eigen est revenue de Rome avec Caratacus, Saint Cyllin et Saint Ilid et qu’ils ont formé un collège religieux de douze personnes nommé Cor Eurgain (le chœur d’Eurgain), suggérant l’entrée précoce du christianisme en Grande-Bretagne ; “le Cymry a embrassé la foi dans le Christ à travers l’enseignement des saints de Cor-Eurgain”.


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Le 5 août c'est la St Abel

Saint Abel de Lobbes fut évêque de Reims de 744 à 748. D'origine écossaise ou irlandaise, il était moine au monastère de Lobbes en Belgique. Il fut choisi par le maire du palais Pépin le Bref pour remplacer Milon de Trèves, qui avait cumulé de nombreuses charges ecclésiastiques. Incapable de se maintenir à la tête de son diocèse et confronté aux entreprises de Milon, il abandonna sa charge au bout de trois ans et se retira dans son monastère. Il mourut entre 764 et 770.

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D'après plusieurs collectages bretons, Dahut se transforme en Marie Morgane ou en sirène. Ici, une peinture d'Elisabeth Jerichau Baumann.

Le 6 août, c’est la St Dahud

Dahut ou Dahud, parfois confondue avec Ahès, est un personnage majeur de la légende de la ville d’Ys, l’un des récits les plus connus du légendaire breton. Issue d’une figure féminine de l’Autre Monde propre à la mythologie celtique, Dahut était certainement une femme inspirée d’une déesse mère ou une fée gardienne des vannes empêchant les eaux de se répandre dans la ville sur laquelle elle règne. Son rôle et sa nature sont ensuite nettement modifiés par l’influence de la religion chrétienne et de la littérature.

Remaniée, sa légende en fait la fille unique de Gradlon, le roi de Cornouaille. Elle construit (ou fait construire) la ville d’Ys où le plaisir règne en maître, provoquant la colère d’un homme d’Église. Princesse de cette ville, Dahut finit par provoquer la submersion d’Ys par l’océan à cause de ses péchés. Selon différents collectages bretons plus tardifs, elle n’en est pas morte et continue de hanter la baie de Douarnenez et les côtes du Trégor sous la forme d’une sirène. Dahut intervient aussi dans un conte du roi Marc’h. Émile Souvestre introduit de nombreux détails littéraires sur sa luxure dans sa version de la légende, notamment la nuit que Dahut passe avec le Diable, cause de la submersion d’Ys. La version de Charles Guyot, écrite au début du XXe siècle, en fait la fille de Malgven, la « reine du Nord ». C’est généralement cette dernière version qui est reprise comme version canon de l’histoire de Dahut depuis le milieu du XXe siècle, en particulier par Jean Markale et Michel Le Bris.

Dahut est devenue un symbole du mal dans les versions courantes de sa légende. Cependant, d’autres analyses y voient l’incarnation d’un pouvoir spirituel féminin combattu par le christianisme ou une allégorie de la mer. Plusieurs artistes se font l’écho de cette vision et proposent une vision païenne de Dahut, dans laquelle elle a un enfant et se cache depuis dans sa cité engloutie. Sa légende connaît un grand succès littéraire depuis le XIXe siècle. Elle reste très populaire de nos jours ; Dahut apparaît dans de nombreux opéras, chansons, romans, spectacles, et des bandes dessinées.


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Église paroissiale de Saint Levan.

Le 7 août, c’est la St Levan

Le saint irlandais Levan (peut-être une forme abrégée de Silvanus) a émigré en Cornouailles, où il a donné son nom à une paroisse (bénédictins).

Selon la tradition, Silvanus était un diacre qui a été tué par des Vandales à la bataille d’Agedunum ou Acitodunum (Ahun) le 16 octobre 407.

Le baptistère et la chapelle de St Levan.

Le puits sacré de St Levan et le baptistère se trouvent à côté du sentier menant à la plage de Porth Chapel. Ils sont reliés à la petite chapelle située sur le bord de la falaise, plus bas, par un escalier d’une cinquantaine de marches en pierre. L’existence de ces marches était connue depuis de nombreuses années, mais elles ont été mises au jour à la suite de fouilles en 1931.

La pierre de St Levan.

Sur le côté sud de l’église, près du porche, se trouve la pierre connue sous le nom de pierre de St Levan. Elle est brisée en deux, et on raconte que St Levan s’asseyait sur cette pierre lorsqu’il était fatigué de pêcher. Souhaitant laisser un souvenir de lui en rapport avec son siège rudimentaire mais favori, il lui donna un jour un coup de bâton et le fendit. Il pria sur le rocher et prononça la prophétie suivante.

Quand avec des sacoches à califourchon,
Un cheval de bât peut chevaucher,
à travers la pierre de St Levan,
Le monde sera fait.

À l’époque pré-chrétienne, la pierre était manifestement vénérée comme une pierre sainte, car elle n’a jamais été enlevée et aucune tentative n’a été faite pour la détruire.

Les croix

Il y avait à une époque au moins six croix de granit de style celtique qui marquaient les chemins rayonnant de l’église vers les hameaux et les fermes environnants. Le plus beau spécimen, qui mesurait 1,80 m de haut, se trouve dans le cimetière, à droite du chemin menant au porche sud. Il se peut qu’elle soit dans sa position d’origine, car le cimetière est le site d’un ancien enclos. Une deuxième croix se trouve dans le mur du cimetière, à côté de l’échalier d’entrée, à l’angle nord-est.


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Les tours carrée et octogonale de l'abbaye de Saint-Winoc

Le 8 août, c’est la St Gwen (Guennec, Gwennog, Vinoc, Winnoc)

Frère de Judoc, frère ou cousin de Judicael, fonde au 7e siècle le monastère de Wormhout. Comme son frère, il quitte la Bretagne pour le Nord, où il est accueilli au monastère de Sithui par saint Bertin. Celui-ci leur demande, à lui et à ses compagnons, de construire un monastère dans le Pagus Terwanensis, aujourd’hui Thérouanne (62). Un homme riche leur offre un lieu appelé Woromholt (l’actuel Wormhout), dont il deviendra l’abbé jusqu’à sa mort en 717. Il sera enterré dans son monastère.
Saint patron de Plouhinec sous le nom de Vinoc, on le connaît surtout en Bretagne sous le nom de Gwennog, Vinoc, Vennec, Winoc...


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Église Saint-Erlé de Ploaré

Le 9 août, c’est la St Erlé

A l’établissement du christianisme dans l’Armorique, saint Herlé, diacre, se dévoua aux missions. Mais il avait souvent à déplorer l’endurcissement d’une foule d’esclaves du vice et de l’erreur. La tradition de Ploaré, paroisse du Finistère, rapporte qu’il en fut chassé, et que dans sa fuite, pour se réfugier à Crozon, il perdit une de ses chaussures. L’infatigable missionnaire qui, par ses vertus éclatantes et des bienfaits nombreux, fortifiait son enseignement, scella de son sang le témoignage qu’il rendait à la vérité.

Dans l’église de Ploaré, dont il est le patron, il est représenté en diacre et honoré comme martyr. Une fontaine lui est dédiée dans cette commune. A la saint Laurent, un missel fait mention de saint Herlé ; ce qui prouve que c’est ce jour qu’arrive sa fête et qu’on en fait au moins mémoire.


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Le 10 août c’est la Sainte Klervi (Clervi)

Sainte Clervie est la fille de saint Fragan et de sainte Gwenn tous deux saints bretons. Elle avait pour frères les saints Jacut, Guethenoc Guénolé. En breton les enfants de sainte Gwenn s’appellent Jagu, Gwezheneg, Gwennolé et Klervi. Clervie est fêtée le 3 octobre ou le 21 décembre.

Guénolé accomplit un miracle sur la personne de sa petite sœur lorsqu’elle était très jeune. Il arriva en effet un jour qu’une oie s’empare des yeux de Clervie et les mange tous les deux. La fillette rentre chez elle en criant de douleur. Guénolé arrive à la maison familiale et trouve ses parents et sa sœur dans la détresse, il décide d’aller récupérer les yeux de Clervie. Il se rend à l’endroit où sont gardées les oies, repère un jars au centre du troupeau. Il l’éventre et reprend les yeux de sa sœur pour les lui rendre. C’est ainsi que Guénolé est devenu saint Guénolé.

Klervi dérive du gallois et signifie joyau. On trouve aussi Klervia, forme française Clervie.
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Située au fond du Traon Bouzar, le Vallon Sourd, la fontaine Saint-Ergat est une source naturelle fréquentée de tout temps par des centaines de pèlerins atteints de rhumatismes. Les trois colonnes, des stèles gauloises réemployées, témoignent d’un culte ancien à cet emplacement, rattaché plus tard à Sant Ergad lorsqu’il devint le saint patron de la paroisse de Tréouergat.

Le 11 août, c’est la Saint Ergat

Saint peu connu, il serait un fils du roi barde Loumarch chef d’un petit État nommé l’Argoët (situé dans le Léon), il aurait été lui-même barde. Il serait venu, accompagné d’un certain nombre d’exilés, s’installer au sud de la Baie de Douarnenez où il aurait fondé un plou connu sous le nom de Plodregat ou Pouldergat ; il aurait habité un hameau dénommé de nos jours Kerdergat, situé à un kilomètre au sud-ouest du bourg de Pouldergat.

Selon J. De la Passsardière, en 1911, on conservait comme relique à Tréouergat un fragment notable de son crâne (selon l’abbé de Garaby, avant la Révolution française, les débris de son crâne étaient conservés dans une tête en argent qui aurait été prise par les Révolutionnaires) et le saint est « honoré comme abbé le deuxième dimanche d’août. Il y est représenté revêtu d’une soutane, d’une aube, d’une chasuble avec manipule, et tenant un livre entre ses mains ». Il précise aussi : « On invoque le saint contre toutes sortes de maladies, et notamment contre les rhumatismes » et des miracles lui étaient attribués.

Un calendrier du IXe siècle conservé à Angers signale son martyre au 25 octobre, avec celui de saint Méloir.


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Le 12 août c’est la Sainte Sklerijenn (Claire d’Assise)

Claire d’Assise est née le 20 février 1193 selon un codex germanique du XIve siècle, le 18 juillet selon le frère mineur Mariano da Firenze. Selon la tradition, l’Église fixe sa date de naissance le 16 juillet 1194.

Selon les actes de son procès de canonisation, Claire Offreduccio di Favarone est la filleNote de Favarone di Offreduccio degli Scifi, probablement de la lignée noble des comtes de Coccorano et, selon une tradition qui remonte au XVe siècle, d’Ortolana d’Assise, issue d’une famille noble de Fiume.

Vers 1210, Claire assiste dans l’église Saint-Georges à Assise aux prêches de Carême de François Bernardone, le fils d’un bourgeois qui a tout quitté pour réaliser son idéal de vie évangélique.

Enthousiasmée par cette prédication, conquise par l’idéal de pauvreté à l’image des évangiles, elle décide de renoncer au monde, après avoir rêvé de sillonner la Méditerranée comme sa mère qui avait fait de nombreux pèlerinages à Rome, à Saint-Jacques-de-Compostelle et en Terre sainte. Elle quitte sa famille en cachette le soir du dimanche des Rameaux, le 20 mars 1212, en compagnie de l’une de ses tantes, pour rejoindre François et ses compagnons à la Portioncule.

Ceux-ci lui remettent une tunique de toile grossière, la bure, et lui coupent les cheveux, en signe de renoncement. Selon les mœurs du temps, ne pouvant vivre au milieu d’hommes, la jeune fille se réfugie ensuite au couvent des nonnes bénédictines de San Paolo (Saint-Paul, près de Bastia). Elle doit y faire face aux tentatives violentes de son père et de ses oncles, furieux, de la ramener chez elle car ils voulaient lui arranger un mariage de convenance. Puis François la confie aux bénédictines de Saint-Ange de Panzo sur les contreforts du mont Subasio au sud-est d’Assise. Seize jours plus tard, elle est rejointe par sa sœur cadette, Catherine, qui deviendra Agnès d’Assise malgré l’opposition violente de leur famille.


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Le 13 août c’est la St Riowen

Rion ou Riowen fut un des premiers religieux de l’abbaye de Redon. Il s’y sanctifia par une grande simplicité et par une admirable pureté de vie. Ces belles qualités le rendaient agréable au ciel et à la terre. On le comparait à un roi qui, par un gouvernement équitable, maintient ses sujets dans une juste subordination. Son corps et son âme furent le double empire qu’il sut ainsi toujours régler avec une sage vigilance.

Ses vertus le firent élever au sacerdoce. Chaque jour ses mains pures offrirent l’agneau sans tache. Son humilité le faisait néanmoins partager avec ses frères les travaux qui paraissaient les plus vils. Un jour qu’il fanait avec quelques-uns d’entre eux, au-delà de la Vilaine, se livrant avec ardeur à ce pénible exercice, et le sanctifiant par un esprit de soumission au supérieur, il s’aperçut que le soleil approchait du milieu de sa course, et il se hâta de passer la rivière, tout occupé de la sublime fonction qu’il allait remplir en célébrant la messe. On assure que Dieu, pour seconder sa ferveur, le fit marcher sur les eaux. Ce récit doit moins frapper que l’action du ministre qui semble quitter la terre, quand il s’agit de se disposer à monter à l’autel.

Les faveurs signalées dont le ciel honorait Rion, furent pour lui de nouveaux et puissants motifs de veiller sans cesse à se rendre de plus en plus agréable au Seigneur.
Attaqué d’une fièvre qui fut la dernière épreuve de sa patience, il passa de l’exil à l’éternelle patrie, le 14 Août, dans la deuxième partie du neuvième siècle.

On l’honorait spécialement à Beauport,
Paimpol_Beauport4.JPG
Paimpol_Beauport4.JPG (34.51 Kio) Vu 5718 fois
abbaye de Prémontrés, au diocèse de Saint-Brieuc.[/i]

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Le 14 août, c’est la St Merwen

Il s’agissait du premier évêque de Vannes dont nous connaissions les armoiries (1335-1347).

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Le 15 août, c’est la Sainte Mari (Marie)

Le jour férié de l’Assomption commémore la montée au ciel de la Vierge Marie, qui serait allée directement aux cieux après sa mort. Cette fête religieuse est célébrée à la fois par les catholiques et les orthodoxes, L’Eglise catholique a reconnu la fête de l’Assomption comme un dogme officiel en 1950, tandis que les orthodoxes la considèrent eux seulement comme une fête religieuse qu’ils célèbrent aussi le 15 août selon les pays. Ces derniers désignent cette célébration sous le terme de « Dormition de la Sainte Mère de Dieu ».

Le culte de Marie, mère de Jésus, est très vivace en Bretagne. Nombreuses sont les chapelles, souvent sous l’appellation Notre-Dame, qui lui sont consacrées. De nombreux cantiques invoquent son intercession.


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Le 16 août, c’est la St Arzhel (Armel)

Armel des Boschaux débarqua en 518 dans l’Aber-Ildut et fonda l’abbaye de Plouarzel, près de la pointe de Corsen. Invoqué contre la sécheresse, il est le patron des aumôniers d’hôpitaux. « Il résolut de quitter l’Angleterre, sa patrie, d’abandonner sa famille, sa fortune (…) et de passer sur le continent, à l’exemple d’un grand nombre de ses compatriotes, pour y mener la vie des solitaires et des anachorètes. Le zèle dont il était embrasé se communiqua à quelques-uns de ses anciens compagnons d’étude, qui ne voulurent pas se séparer de lui. Ils embarquèrent ensemble pour les côtes de la Bretagne Armorique et ils débarquèrent à un endroit qu’on croit être le pays d’Ack (…). S’étant un peu avancés dans l’intérieur des terres, jusqu’au lieu appelé maintenant Plouarzel, ils y construisirent un oratoire et de petites cellules, et, sous la conduite d’Armel, qu’ils vénéraient comme leur maître et chérissaient comme leur père, ils commencèrent à pratiquer tous les exercices d’une vie d’austérité, de contemplation et de prière ».

Il fut appelé à la cour de Childebert Ier et y resta sept ans, guérissant un boiteux et un aveugle. Il alla ensuite passer quelque temps à Beaumont-la-Ronce (près de Tours) ; Beaumont-la-Ronce a fait de lui son saint patron. Le roi lui aurait donné, à son retour en Bretagne, les deux paroisses qui portent son nom : Ploërmel où ses reliques étaient conservées au Moyen Âge, et Plouarzel. Il aurait aussi laissé son nom à certaines de ses étapes : Ergué-Armel, Plouharnel, Saint-Armel dans le Morbihan.

Il s’est retiré aux Boschaux à Saint-Armel en Ille-et-Vilaine où il fonda un monastère.

Il débarrassa le pays d’un dragon qu’il noya dans la Seiche. Il mourut dans son monastère des Boschaux en 570 ou 552. La mâchoire, relique présumée de saint Armel est encore visible à l’église de Saint-Armel (Ille-et-Vilaine). Dans cette même église est conservé un sarcophage qui serait sa tombe.


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Le 17 août, c’est la St Gulian (Gulc'hien et Gulcien)

Martyr nantais du temps du christianisme, il fut jeté dans un puits à Jans (44). La châtellenie de Jans appartenait en 1294 à Briand Le Boeuf, sire d’Issé, qui reconnut alors devoir à cause d’elle 4 livres en deniers d’Ost au duc de Bretagne ; elle fut donnée en 1333 par le duc Jean III à Jean de Rougé, sire de Derval. Cette châtellenie s’étendait en Jans, Treffieux, Abbaretz, Nozay et Derval ; parmi ses rentes on remarque celle qui portaient le nom de « gardes des festes de Jans » ; peut-être était-ce une sauvegarde accordée par le seigneur de Jans à ses vassaux pendant les fêtes des saints Julien et Gulcien, patrons de la paroisse et martyrisés à Jans même d’après la tradition.

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Le 18 août c’est la Sainte Elena

Hélène, née vers 248/250 à Depranum et morte probablement le 18 août 330 à Nicomédie, est une impératrice romaine, concubine ou épouse de Constance Chlore et mère de Constantin Ier. Elle est considérée comme sainte par l’Église catholique et les Églises orthodoxes.

Fille de domestiques et servante d’auberge , elle avait été choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu’il devint César. Il la laissa dans un exil doré à Trèves avec son fils, né en Serbie à Nish. Il épousa une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour sainte Hélène. Quand ce fils fut porté au trône impérial de Rome par ses légions stationnées en Gaule sous le nom de Constantin, le nouvel empereur ne cessa de combler d’honneurs sa mère et la fit venir à Rome, lui construisant un palais magnifique, lui conférant des monnaies frappées à son effigie, couronnée du diadème royal. Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine où elle veut recueillir les précieuses reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints et les “grottes mystiques” chères aux chrétiens : celle de Bethléem, celle où le Christ fut déposé dans l’attente de la Résurrection, celle des enseignements. Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte. Elle fut transportée à Rome où l’on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.

Sainte-Hélène (Santez-Elen en breton) est par ailleurs une commune située dans le département du Morbihan . Elle possède une église. Datant du XVIIIe siècle, elle est dotée en 1817 par le pape des reliques de sainte Hélène et de saint Étienne. Elle est reconstruite en 1840 par un entrepreneur italien, La Casa, à la suite de l’ancienne tour-porche. L’église de Sainte Hélène, durement touchée lors de la dernière guerre, a dû être reconstruite ; elle a conservé néanmoins sa tour du XVIIIe siècle très proche de celui du clocher de Kervignac.
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Fontaine de Sainte-Hélène

Cette fontaine est construite au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, les pêcheurs viennent y prier pour trouver des sardines, et les jeunes filles des maris. Les femmes s’enquéraient du sort des disparus en déposant un morceau de pain sur l’eau de la fontaine : s’il flottait le disparu était en vie, s’il coulait il était mort. Cette fontaine est inscrite à l’inventaire des monuments historiques

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Détail :
Ste Hélène.jpg
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Eglise St-Guénin à Guénin

Le 19 août, c’est la Saint Gwennin

Saint Guénin ou Saint Gwennin, est le dixième évêque du diocèse de Vannes au viie siècle. Il donna son nom à la commune de Guénin dans le Morbihan.
Historiquement, Guénin "tire son nom de celui de son saint patron, saint Guénin, évêque de Vannes. Ce saint prélat étant mort en 622 si l'on en croit ..., la paroisse aurait été érigée postérieurement à cette date ; c'est probablement de Baud que la paroisse aurait été détachée".


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Le 20 août, c’est la Saint Philbert

Saint Philibert (ou Filibert) de Jumièges, de Noirmoutier ou de Tournus, né en 617 ou 618 à Elusa, aujourd’hui Eauze dans le Gers – mort le 20 août 684 à Noirmoutier) était un moine et un abbé français du VIIe siècle. Il a fondé les monastères de Jumièges et de Noirmoutier. Ses reliques ont été apportées à Tournus où il fut l’objet d’une grande vénération Fête le 20 août.

Philibert était fils unique de Filibaud, premier magistrat de Vic ou Vic-Jour, en latin Vicus-Julius, aujourd’hui Aire-sur-l’Adour dans le département des Landes, dont il fut depuis évêque. Il vint au monde dans l’ancienne ville d’Eauze, en Gascogne, vers l’an 617 ou 618 et fut élevé à Vic sous les yeux de son père. D’excellents maîtres l’instruisirent aux sciences et le formèrent à tout ce qui était d’usage parmi la nation. Il acquit par leurs soins toutes les connaissances capables de former l’homme pour l’esprit et pour le cœur, pour le monde et pour la religion. Dès que Philibert fut en état d’être produit dans le monde, son père, qui était en grande recommandation auprès du roi Dagobert Ier, lui ménagea une place à la Cour, où il fit la connaissance de Saint Ouen et mérita son estime.

Insatisfait par la vie futile qu’il menait à la cour, il forma, à l’âge de vingt ans, le dessein de consacrer sa vie à Dieu en devenant moine. L’ayant fait approuver par le roi, dont le consentement était nécessaire, il vendit tous ses biens et en distribua le prix aux pauvres et aux monastères. S’il préféra celui de Rebais, nouvellement fondé dans la Brie au diocèse de Meaux, ce fut moins à cause des grands biens qu’il y avait donnés, que parce qu’il connaissait Saint Agile, que son ami Saint Ouen y avait établi premier abbé.

Plus tard, en 654, il fonda un monastère à Jumièges, près de Rouen, sur des terres fertiles, où il venait autrefois chasser avec le roi Dagobert. Il imposa une discipline d’une grande austérité : jeûnes, veilles, flagellations dit-on. A Jumièges, il aurait recueilli les énervés de Jumièges. Quand il apprit que Ebroïn, le maire du palais, avait fait assassiner Saint Léger d’Autun, il alla reprocher son crime au maire de Neustrie. Ebroïn chargea Saint Ouen de le faire disparaître. L’évêque de Rouen obéit, le fit emprisonner, mais la captivité fut douce et dura peu, car Ebroïn fut assassiné à son tour.

Saint Philibert remercia Saint Ouen de son hospitalité, l’assura de sa parfaite amitié et prit le chemin du monastère de Noirmoutier, où il mourut le 20 août 684, à près de 70 ans, son corps sera alors été déposé dans un sarcophage.

Les moines de Noirmoutier ont élevé vers 847 en son honneur une prieurale carolingienne à Déas, devenu par la suite Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.

Lors des invasions normandes, ses reliques furent transportées à Tournus en Bourgogne, où lui fut bâtie une magnifique abbatiale.

Des villages portent son nom dans la vallée du Rhône, en Anjou et en Bretagne. De Noirmoutier à Tournus, ses reliques accomplirent un grand périple, passant par Cunault et Saint-Pourçain-sur-Sioule, qui contribua à sa grande popularité.


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Le 21 août, c’est la Sainte Yuna

Selon la tradition orale et un vitrail de l’église Saint-Envel de Loc-Envel, sainte Jûna vient du pays de Galles au vie siècle, accompagnée d’Envel, son frère. Ils choisissent de s’installer dans le Trégor. Envel établit son ermitage à l’orée du bois de Coat-an-Noz, là où se trouve aujourd’hui l’église Saint-Envel. Jûna édifie le sien à une demi-lieue de là, plus au nord, sur l’autre rive du Guic : à l’emplacement de l’actuelle chapelle Sainte-Jeune, dans ce qui est devenu la commune de Plounévez-Moëdec. Par piété, le frère et la sœur décident de ne plus jamais se voir. Aussi, lorsque Jûna fait sonner sa cloche chaque jour, à l’heure de la prière, Envel la sait toujours là. Mais, un jour, la cloche ne sonne plus. Envel comprend que Jûna est morte.

Comme elle vivait dans la forêt, les sabotiers en font leur patronne. En 1555, un édifice Renaissance lui est dédié en Plounévez-Moëdec, la chapelle Sainte-Jeune : par rapprochement phonétique, Jûna a été francisé en « Jeune » par les chroniqueurs ecclésiastiques, parfois même en « Jeanne ». Le pardon de Sainte-Jeune a lieu en Plounévez-Moëdec le dimanche le plus proche du 21 août.
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