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Toponymie
La commune s'appelle Nyons en français et, en général, on prononce le -s final.
Ce nom vient de l'occitan moderne Niòns où le -s final peut se prononcer ou être muet (un autre nom occitan, qui n'est pas local, est Nions/Nioun). C'est une évolution du latin classique Noviomagus, qui vient du gaulois Noviómagos, ce qui signifie "nouveau marché" ou "nouveau champ".
IIe siècle : Noimagos (Ptolémée).
1200 : castrum Nyonis (de Coston, Étym. de la Drôme, 116).
1242 : mention du mandement : mandamentum Nionis (inventaire des dauphins, 229).
1283 : castrum de Noniis (inventaire des dauphins, 235).
1284 : castrum de Nihoni (inventaire des dauphins, 233).
1284 : castrum Nionis (Valbonnais, II, 118).
1302 : Niomis (Valbonnais, II, 119).
1313 : Nyoniis (inventaire des dauphins, 219).
1321 : castrum de Nihoniis (inventaire des dauphins, 225).
1322 : Nichoniis (inventaire des dauphins).
1327 : Nyhoniis (inventaire des dauphins, 222).
1343 : Nihons (inventaire des dauphins, 222).
1343 : Nyours (Duchesne, Hist. des dauphins, 51).
1380 : Nuoniis (cartulaire de Montélimar, 192).
XVIe siècle : Nionoe ou Nionae (rôle de tailles).
1788 : Nions (Alman. du Dauphiné).
1891 : Nyons, chef-lieu d'arrondissement.
Lieux et monuments
La commune compte deux monuments (un « classé », un « inscrit ») et 22 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques.
Monuments civils
Le pont de Nyons.
Vestiges du Chateau-Vieux (IXe siècle) : remanié.

Le château (palais) delphinal (XIVe siècle) : il n'en reste que trois tours et quelques traces de murs extérieurs.
Il s'agit du château féodal (dit château vieux au XVIe siècle) : construit sur le rocher du Maupas, il terminait, du côté nord, le quartier des Forts.
Le quartier des Forts (XIIIe et XIVe siècles)) : six tours, ruelles en escalier, porte avec deux étages de fenêtres à meneaux.
La porte Saint-Jacques : la tour qui mesurait environ 50 mètres de circonférence et une hauteur de 15 mètres, fut cédée par la ville à la caisse d'amortissement en vertu de la loi du 20 mars 1813, qu'avait motivée la pénurie du Trésor impérial. Ladite caisse la fit vendre aux enchères publiques le 30 juin 1814. Elle fut adjugée au prix de 31 francs à Jean-Baptiste Villard, maçon, qui la démolit.
Monuments religieux
Avant le VIe siècle : l'ancien monastère (quartier Saint-Pierre) : les sarcophages et vestiges de toutes sortes que l'on y a trouvés, nous apprennent qu'une agglomération y exista dès la plus haute antiquité.
Avant 972 : l'ancien monastère Saint-Césaire est situé au nord de l'église. Il a été rattaché dès 972 à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles
Le bâtiment actuel renferme l'un des rares escaliers du XVIIIe siècle de la ville.
Au XIXe siècle, ce bâtiment a abrité la mairie, la sous-préfecture et le tribunal d'instance. Il sert aujourd'hui de « maison des services publics ».
Chapelle de la tour Randonne (du Château-Vieux) : remaniée au XVIIIe siècle.
1280 : la tour Randonne est située sur les hauteurs du quartier des Forts. Elle a été construite par Randonne de Montaubant en 1280, rattachant ainsi sa baronnie à Nyons.
L'église Saint-Vincent est mentionnée fin Xe siècle. L'édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de Religion.
Héraldique

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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent au château donjonné de trois tourelles de gueules, celle du milieu plus haute, le tout ouvert, ajouré et maçonné de sable.
JP
Souvenirs souvenirs, visité le 20 mai lors du"rasso"

de Grignan en 2017.